L'histoire de Mael

Je m’appelle Maël mais on m’appelle aussi Anhinga.

J’ai 19 ans et, entant que grande amoureuse des animaux et de la nature en général, j’étudie la Biologie
dans la belle ville de Namur.

Il y a bientôt trois ans maintenant, j’ai eu une embolie pulmonaire qui a provoqué, après plusieurs complications l’amputation de ma jambe gauche. C’était une expérience assez violente car je n’ai jamais été gravement malade et d’un coup, je me suis retrouvée dans le coma pendant quelques jours et aux soins intensifs pendant plusieurs semaines. J’ai eu beaucoup de chance et j’ai été extrêmement bien soignée, je m’en suis sortie.

En commençant la revalidation à Nivelles, j’ai rencontré mon prothésiste (Geoffrey, de chez Aqtor !) qui a été extrêmement à l’écoute et patient ainsi que ma kiné Sandrine. Tous les deux, ils m’ont permis de sortir avec ma première prothèse seulement 3 petits mois après mon entrée à l’hôpital. Mes seuls objectifs étaient de terminer ma rétho et de retourner au Patro.

"La différence fait la beauté du monde"


Mon plus grand hobby c’est le Patro. Avant mon accident, je venais de commencer ma première année d’animatrice. Pouvoir y retourner sans me sentir exclue ou différente m’a permis de retrouver une sérénité et une routine qui m’ont fait énormément de bien.

C’était très effrayant de se réveiller à 17 ans en se rendant compte qu’on ne retrouvera plus jamais les capacités qu’on avait en tant que jeune fille active. Mais mon prothésiste m’a toujours permis de visualiser et de réaliser que même quand on a une prothèse on peut vivre et bouger.

Aussi, retrouver mon entourage m’a permis de traverser toutes ces épreuves.

Plus tard, quand le temps le permettra, j’aimerais me remettre à courir et être plus active grâce à ma prothèse. Les évolutions mécaniques sont déjà extrêmement impressionnantes et j’ai hâte de voir ce que l’avenir nous réserve. Déjà l’idée d’avoir un genou électronique me rend très excitée.

Je voudrais remercier toutes les personnes qui m’ont entourées depuis ces 3 ans car c’est eux qui m’ont poussée à retrouver ma vie d’avant.

~Maël Schietekat~