L'histoire de Mathilde

Mathilde a 28 ans et a été victime d'un accident de la circulation en juin 2007, une collision frontale avec une voiture
dont le conducteur était ivre. Mon grand frère conduisait la moto sur laquelle nous nous trouvions.
Après l’accident, j'étais consciente mais je ne me souviens de rien. 

"Je connais mes limites, c'est pourquoi je vais au-delà".

J'avais arrêté de marcher il y a environ 4 ans en raison de préoccupations générales dans ma vie et d'une prise de poids importante.
En février 2020, j’ai subi l’opération du by-pass et j’ai perdu 45 kgs.

J'ai recommencé à marcher en janvier 2021 et j'ai actuellement une prothèse d'entraînement avec un genou mécanique.
À la mi-mars, j'essaierai le Rheo XC de chez Ossür.

Depuis janvier 2021, j'ai le désir de marcher, mais cette fois de ma propre initiative.
En effet, lors d'une amputation, on ne te demande pas si tu veux marcher, on nous l'impose.
Personne ne vous demande si vous êtes prêt à marcher et si vous êtes prêt à accepter un corps étranger.

La première fois que j'ai été prise en charge, c’était dans un centre de rééducation à la sortie de l'hôpital
et j'ai été suivie par un premier prothésiste pendant environ 6 ans.

Puis j'ai rencontré Abdel Zoourak avec qui j’ai longuement discuté. Il n'est pas facile de choisir un prothésiste.
C’est un monde inconnu: nous ne savons pas si nous pouvons en changer ni s’il y a d’autres prothésistes.
Ce n'est pas comme un magasin de chaussures!

Avec Abdel, je me sens en confiance. J'ai trouvé une personne humaine qui me donne d'excellents conseils.
Il prend son temps et est toujours à l'écoute.

La perte de poids me permet de réaliser que j'ai des options que je n'avais jamais eues auparavant.
Grâce à la prothèse, je peux faire tout ce que je veux en gardant mes mains libres.
C'est un détail pour certains, mais ça change ma vie!

Depuis mon accident, je joue au basket en fauteuil roulant où j'ai joué à un niveau élevé, j'aime l'adrénaline et les défis.
Aujourd’hui, la prothèse fait partie de moi.

Depuis que j’ai appris qu'on peut personnaliser sa prothèse, je ne veux plus d'une prothèse esthétique en mousse.
Je me montre avec ma prothèse. Elle fait maintenant partie de mon identité et définit ma personnalité de femme affirmée.
~Mathilde Alleman~